Messages de l'Ami (Jésus) sur l'Ascension

"Toute réunion d’amis commence toujours par un partage d’adoration. Vous le savez, la communion à laquelle j’invite de toute éternité est partage d’adoration. Partageons le pain de lumière.
Tellement peu ont su comprendre le sens profond de cet événement dont pourtant tous se souviennent. Et ce n’est pas par hasard que la célébration de cet événement coïncide avec la célébration du renouveau du printemps, car cet événement est bien le renouveau pour l’humanité. Très peu ont su que tous ceux impliqués dans cet événement étaient de grands initiés. Judas, mon frère d’âme.

J’avais choisi l’initiation. Par amour pour mes frères les hommes, j’avais choisi l’initiation. Car c’est bien d’une initiation qu’il s’agit. Ma mère le savait. Très peu le savaient. Ma Mère savait que lorsque les clous sont entrés dans la chair, un renouveau d’énergie a été offert à la conscience de l’humanité. Le don de la lumière d’Or. Car ce qui fait que la lumière est d’Or, c’est qu’elle est incarnée en conscience. 

Le silence, en s’adorant, se fait lumière. Au moment où tout semblait terminé, le soleil s’est voilé. Dans ce moment cosmique, une énergie nouvelle entrait dans l’atmosphère terrestre. Ma Mère, Jean, Marie-Madeleine et quelques autres savaient le mystère de cette initiation, au-delà de l’apparence. Au-delà de l’apparence n’était que l’Amour.

Il fut un moment d'apparente mort. Le corps était silence, l’amour inondait la terre. Ceux qui savaient le mystère sont restés reliés. Dans le corps, dans le tombeau, le souffle était suspendu. Le souffle de ceux qui savaient le mystère rejoignait le non-souffle.
Très peu pourraient mesurer l’étendue de l’extase de ce moment Silence que mon cœur adore. Vos traditions en ont fait le Père, le Grand, Grand silence, l’éternité de l’Amour. Ceux qui savaient le mystère, par le souffle, animaient la flamme. Dans le non-souffle, Je Suis la Flamme éternelle. Moment de Pure Grâce.
Les clous dans la chair avaient libéré des fleuves d’Or. Comprenez-le bien, j’avais choisi l’initiation. Il ne s’agissait pas d’initiation personnelle. A travers cette initiation, la terre recevait l’initiation. Et dans cette initiation, les deux extrêmes étaient présents. Dans le non-souffle, l’infini de l’Extase. Pour ceux qui savaient, à travers le souffle, l’infini de l’extase. Et tout autour, le chaos infini. Beaucoup ont cru avoir tout perdu. Beaucoup on cru avoir trahi l’amour.
Les deux extrêmes devaient être présents dans cette initiation de l’humanité.
Dans le non-souffle, l’infini de l’amour. Si vous saviez le concret, la puissance concrète de cet amour, l’amour le plus personnel, le plus intime, le plus profond pour chaque parcelle de création ! L’infinie dévotion. Et là aussi, les deux extrêmes se rejoignaient. L’illusion de la haine au point de mettre en croix, l’évidence de l’infinie dévotion. Beaucoup ont cru prendre part au plus grand drame, sans voir la vastitude de l’Amour qui les enveloppait comme un manteau de lumière. Ceux qui savaient le mystère me rejoignaient. Leur souffle rejoignait le non-souffle. La communion restait éternelle. Dans le non-souffle, l’infini de l’Amour. Et dans ce moment où tout semblait arrêt, coulait la danse de l’amour. Cette danse emplissait toutes les pierres, les brins d’herbe, les rameaux d’olivier, les troncs des arbres, les animaux, les enfants et les hommes, tous ces frères et sœurs... L’infini de l’Extase, par simple intensité d'amour. Parce que la création se sait adoration. Parce que la vie adore ce Grand, ce Magnifique silence, la source de tout.
Les enfants. Certains ont cru avoir perdu leur ami car pendant ce passage sur terre, beaucoup furent mes amis. Des enfants. Nous nous rejoignions dans la simplicité, dans l’émerveillement.

De ce corps qui semblait inerte, jaillissaient les rayons. Et de bien des temples de lumière, les temples secrets de la terre, les temples des planètes lumière, jaillissaient les rayons. Ce corps était centre de convergence et d’émergence. Sous le corps, les pierres palpitaient et pulsaient l’Amour divin. Il en est qui disent que les pierres sont froides. Peu savent que les pierres chantent l’amour. Ceux qui savaient le mystère ont uni leur souffle au non-souffle. Moment d’éternel silence.

Du cœur du silence, a commencé à résonner la syllabe sacrée. En conscience, par l’attention et l’intention, je laissais la syllabe vibrer dans chaque cellule pour que l’inerte retrouve l’animation. Du corps, jaillissaient les rayons d’Or, et dans le corps entraient les rayons d’Or. Il fallait l’infinie puissance de l’intention. Ceux qui savaient le mystère soutenaient l’animation de cette puissance par l’intention. En ce moment de merveilleux, le cœur de ma Mère exultait, car infinie était la danse d’amour. Infinie reste la danse d’Amour. L’infini mystère. Par l’Amour, animer la puissance. Unir l’Amour à la puissance. Du corps jaillissaient les rayons d’Or.

Ce que les clous avaient libéré, l’océan d’amour déferlant sur la terre. Beaucoup ont cru ces journées sombres. Peu ont su percevoir l’Or de cet Amour, l’océan d’Or déferlant sur la terre.
Alors, je vous invite à me rejoindre dans l’or de cet Amour. Dans le silence. Vous le savez, la nuit est célébration de silence. Animez l’amour jusqu’à ce que de vos corps et de vos cellules jaillissent les rayons d’Or. Et écoutez bien : de ce jaillissement d’amour naît la syllabe sacrée, celle qui donne la vie éternelle."

"Le lieu de rencontre reste le cœur. La meilleure salutation à partager avec ses amis est partage d’adoration. Partager l’adoration. Le cœur reste l’éternel lieu de rencontre. Dans l’adoration, nous restions Un. Ceux qui savaient l’initiation offraient le souffle au cœur. Offrir le souffle au cœur, l’ultime don d’amour. Dans le non-souffle était Je Suis. Etre le cœur d’infini, la flamme éternelle.

Pour ceux qui savaient l’initiation, l’émerveillement. Offrir le souffle en don d’amour pour la flamme éternelle. Dans l’adoration, nous restions Un.

Près du tombeau était un enfant. Il croyait avoir perdu son meilleur ami. Beaucoup partageaient cette croyance. Et la croyance de la perte masque l’évidence de l’éternité. Par l’attention et l’intention, l’adoration du grand silence traversait chaque fibre du corps. Il s’agissait de rendre le mouvement à ce qui semblait inerte. Il s’agissait de faire redescendre l’énergie pour qu’elle emplisse le cerveau. Et vous le savez bien, l’énergie n’est qu’Amour. Grande était l’intensité de l’Amour. La nuit semblait s’être installée. Etincelante, la lumière.

En conscience, par l’intention et l’attention, il s’agissait d’accompagner dans chaque fibre du cerveau le mouvement de la lumière. Par le canal central, rétablir le lien entre le cerveau et le cœur.

Dans le cœur, chantait la syllabe. Ce n’est pas que le cœur chantait la syllabe, dans le cœur, la syllabe chantait le cœur. Il était juste que quelqu’un soit là. Près du tombeau, l’enfant innocent. Il croyait avoir perdu son meilleur ami. Rétablir le lien entre le cerveau et le cœur.Animer le lien entre le cœur et la pierre qui bloquait l’entrée de la tombe. L’amour est le lien. A celui qui est le serviteur de l’amour, les éléments obéissent. Dans l’amour, je parlai à la pierre. Pour parler aux pierres, pas besoin de paroles. L’onde d’amour rencontre l’onde d’amour. A celui qui est le serviteur de l’amour, les éléments obéissent. Et la pierre roula. L’enfant le vit et crut que sa prière avait été entendue : revoir le corps de son meilleur ami. Il restait sur le seuil et regardait le corps. Qu’il était doux l’amour de cet enfant... depuis le cœur, laisser la syllabe vibrer. Dans chaque parcelle du corps, chaque cellule, la syllabe d’adoration. La source éternelle.

Certains l’ont nommé Yahvé "Celui qui dit Je Suis". Celui qui dit Je Suis glorifie Je Suis. Le dire dans le silence. La parole est l’expression du silence. Par l’Amour, animer la syllabe, au creux de la flamme éternelle.
Il en est une qui m’avait accompagné. Depuis le souffle, elle animait la flamme. Elle savait que cette initiation, je devais la traverser seul. Seul et accompagné car l’Amour accompagne même celui qui se sait la totalité. Par l’Amour, animer la syllabe. Du cerveau coulait le nectar. Le sang n’est que l’expression dense du nectar. Pour cette autre naissance, le nectar véhiculait la vie. Peu à peu, la flamme jaillit de chaque cellule. Et peu à peu, la flamme fut conductrice du mouvement. Imperceptible tout d’abord était le mouvement. Puis l’amour éveilla les muscles. L’amour éveilla la chair. Jaillissement d’amour. L’enfant perçut le mouvement, les larmes coulaient de ses yeux. Il voulait m’aider. Mais cette initiation ne peut se traverser que seul. Et au fur et à mesure que se déroulait l’initiation, l’humanité se réveillait à une autre dimension, ou plutôt la possibilité du réveil à une autre dimension était redonnée à l’humanité. La possibilité de l’éveil. La porte s’entrouvrait. A chacun de faire le choix : rester de l’autre côté de la porte, rester sur le seuil, ou l’ouvrir en grand par la puissance de l’amour. Le mouvement retournait dans le corps. Dans les yeux, tout l’univers. Parmi ceux qui savaient l’initiation, il en était un qui chantait pour les herbes, pour que les herbes, même à distance, redonnent la force au corps. La vibration du chant touchait le corps comme une vague touche le sable.

Des mains, des pieds et du côté jaillissaient les rayons d’or. Intensifier la lumière. Le corps retrouvait le mouvement. Il fut longtemps avant que le corps ne puisse se lever. Lentement le mouvement rentrait dans chaque muscle, dans chaque parcelle du corps. Dans le silence, ma Mère exultait. Elle savait. Le retour au mouvement était adoration. Vos traditions l’ont appelé le Père, ce grand, merveilleux silence d’or dont le cœur est le temple. Le mouvement était offrande d’adoration à Celui-là, à Celle-là, la totalité, source, jaillissement et aboutissement de la totalité. Le mouvement était offrande d’adoration. Dans le tombeau, à lui seul, il était l’humanité. La tendresse de l’amour. La tendresse de ce partage d’émerveillement. Longtemps, je le regardais. Des yeux coulaient les rayons d’amour. Le corps était jaillissement d’amour. Intensifier l’amour. Intensifier la flamme éternelle.

L’enfant voyait le corps et la lumière. Arriva un moment où l’intensité de la lumière empêcha l’enfant de percevoir le corps. Corps d’éternelle lumière. De mon cœur, jaillissait la tendresse. L’enfant s’agenouilla, longtemps. L’enfant sortit du tombeau et courut vers la maison de son père. En chemin, il rencontra les femmes. Elles avaient les herbes et les baumes. S’approchant du tombeau, elles virent la pierre roulée, le linceul plié, le tombeau vide. Elles s’émerveillèrent. Il s’agissait d’abord de laisser le corps reposer. C’est dans une retraite de lumière que j’allai le reposer.

Il en est Un que je nommais Maître. Au-delà du silence, le partage d’adoration. Le plus grand Maître est le plus grand adorateur. Il vint m’offrir l’or liquide. Boire à la coupe de l’amour, ce n’est pas une image, ou plutôt, au monde de lumière, il n’est pas une image qui ne soit réalité. Boire à la coupe de l’amour. C’est à cette communion que j’invite les hommes.

Dans la retraite, le chœur des anges. Merveilleux l’échange d’amour, merveilleux le partage d’adoration."

"Dans la retraite de lumière, je laissais le corps se reposer. Ma Mère était avec Jean et quelques autres. C’est vers eux que je choisis en premier de laisser le corps apparaître. Le corps d’éternelle lumière. Le densifier jusqu’à ce qu’il soit perceptible. La rencontre fut partage d’adoration, car ceux-là savaient. Ils savaient que la vie n’est que partage d’adoration. Il était des amis, de simples pêcheurs qui m’aimaient. Pendant qu’ils marchaient sur le sable, je laissais le corps se densifier. Il fallait que quelques-uns voient pour que tous puissent comprendre.
Comprenez-le bien, l’important n’était pas ce qui était arrivé à ce corps, l’important était que tous puissent comprendre que la porte s’était entrouverte. A travers cette apparente mort, était offerte à l’humanité, et est toujours offerte à l’humanité, la possibilité de déposer la croyance de l’inévitable de la mort. L’initiation a été pour l’humanité. A travers cette apparente mort, l’humanité a traversé la victoire sur la mort.

Il suffit de dire oui. Par l’Amour et l’Harmonie, effacer la croyance dans la structure du corps, que la chair est périssable. Remplacer cette croyance par l’évidence que la chair est lumière. Sans passer par l’apparente mort, unir le corps physique au corps d’éternelle lumière.

Le procédé reste le même. L’amour reste la clef. L’amour ouvre la porte à l’harmonie. L’harmonie, c’est être un avec le chant de la vie, et ce chant est cosmique. Le bruit de la mer, le chant des oiseaux, les mélodies des arbres, les vibrations des pierres sont un écho de ce chant cosmique. L’harmonie, c’est se fondre dans ce chant cosmique, comme un instrument qui cesse de jouer de façon isolée, mais qui se fond dans la grande orchestration."